Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 17:12

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Louis Aragon est un écrivain et poète français. Il entreprit des études de médecine après un baccalauréat obtenu en 1915. Il fit la connaissance d'André Breton, avec qui il se lia d'amitié.

 

Mobilisé en 1917, il retrouvera son ami après la guerre et participera, avec lui et Philippe Soupault, à la création de la revue "Littérature" (1919).

 

Après avoir publié un premier recueil de poèmes, il cherchera sa voie en participant à quelques manifestations du mouvement Dada, puis s'engagera dans des recherches littéraires, qui l'amèneront à exprimer sa propre conception du surréalisme (Une vague de rêve, 1924). Il deviendra d'ailleurs l'un des chefs de file du surréalisme.

 

En 1927, année charnière de sa vie, il adhère au parti communiste. Sa rencontre avec Elsa Triolet marquera sa vie et l'amènera à se placer au service de la révolution.

 

En 1932, il rompra pourtant avec ce surréalisme. Il va alors écrire de nombreux romans, ne ménageant pas la bourgeoisie décadente dont il était issu.

 

Mobilisé en 1939, et communiste français, il n'a pas d'autre choix que de devenir clandestin en 1941. Il organisera un réseau de résistance en zone sud. Il revient alors à la création littéraire, et fait paraître sous le manteau des poèmes où se conjuguent patriotisme et élans amoureux (Le Crève-Cœur, Les Yeux d'Elsa, La Diane Française...).

 

À la Libération, il publiera son roman le plus célèbre, Aurélien (1945), grand roman d'amour presque autobiographique, le quatrième volume de la fresque du Monde réel, qui est sans doute une des oeuvres majeures du XXe siècle.


Le dernier volet de la fresque du monde réel sera l'oeuvre la plus militante d'Aragon : il deviendra membre du comité central du parti communiste jusqu'à la connaissance des atrocités commises par Staline. Il reviendra alors à son oeuvre.

 

Il prend la direction de "Lettres françaises" en 1953 et conservera ce poste jusqu'en 1972. Après la mort d'Elsa en 1970, Il publie Henri Matisse, roman qui témoigne de son inspiration pour la peinture de son siècle.

 

Louis Aragon très controversé par les changements brutaux de direction, cherchera à expliquer le contexte de ses écrits pour que nous puissions mieux comprendre le sens de ses récits. Cette quête de la vérité, sera sa propre quête de ses désirs et de ses contradictions.

 

Il repose en paix auprès d'Elsa dans la fondation qui avait été sa dernière volonté.


 

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LES MAINS D'ELSA

 

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude

Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé

Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude

Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon propre piège

De paume et de peur de hâte et d'émoi

Lorsque je les prends comme une eau de neige

Qui fuit de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse

Qui me bouleverse et qui m'envahit

Sauras-tu jamais ce qui me transperce

Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage

Ce parler muet de sens animaux

Sans bouche et sans yeux miroir sans image

Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent

D'une proie entre eux un instant tenue

Sauras-tu jamais ce que leur silence

Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme

S'y taise le monde au moins un moment

Donne-moi tes mains que mon âme y dorme

Que mon âme y dorme éternellement..


 

LES YEUX D'ELSA

 

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire

J'ai vu tous les soleils y venir se mirer

S'y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé

Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent

L'été taille la nue au tablier des anges

Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur T

es yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit

Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie

Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée

Sept glaives ont percé le prisme des couleurs

Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs

L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche

Par où se reproduit le miracle des Rois

Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois

Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots

Pour toutes les chansons et pour tous les hélas

Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres

Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images

Écarquille les siens moins démesurément

Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens

On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où

Des insectes défont leurs amours violentes

Je suis pris au filet des étoiles filantes

Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende

Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu

Ô paradis cent fois retrouvé reperdu

Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa

Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent

Moi je voyais briller au-dessus de la mer

Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

 

 

QUE SERAIS-JE SANS TOI

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines

Et j'ai vu désormais le monde à ta façon

J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines

Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines

Comme au passant qui chante on reprend sa chanson

J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.

 

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne

Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu

Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne

Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne

Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux

Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes

N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue

Une corde brisée aux doigts du guitariste

Et pourtant je vous dis que le bonheur existe

Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.

Terre, terre, voici ses rades inconnues.

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

 

UN JOUR UN JOUR

 

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime

Sa protestation ses chants et ses héros

Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux

A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

 

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu

Emplissant tout à coup l'univers de silence

Contre les violents tourne la violence

Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

 

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange

Un jour de palme un jour de feuillages au front

Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront

Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

 

Ah je désespérais de mes frères sauvages

Je voyais je voyais l'avenir à genoux

La Bête triomphante et la pierre sur nous

Et le feu des soldats porté sur nos rivages

 

Quoi toujours ce serait par atroce marché

Un partage incessant que se font de la terre

Entre eux ces assassins que craignent les panthères

Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

 

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange

Un jour de palme un jour de feuillages au front

Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront

Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

 

Quoi toujours ce serait la guerre la querelle

Des manières de rois et des fronts prosternés

Et l'enfant de la femme inutilement né

Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

 

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue

Le massacre toujours justifié d'idoles

Aux cadavres jeté ce manteau de paroles

Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

 

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange

Un jour de palme un jour de feuillages au front

Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront

Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

 

 

Jean Ferrat chante un jour un jour

 

 

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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 13:36

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Un p'tit délire ou blasphème c'est comme on veut (pas de moi...Je ne sais plus de qui il est) ecclésiastique.....Admirez bonnes gens la hiérarchie est respectée.....:)

 

Le Père Midecond'Huire, un charretier de grand renom.

L'Abbé Ration, affameur incompris.

L'Abbé Nédiction, Ameeeeeeeennnnnnn !!!!

Le Père Foreur, tombé dans un trou.

L'Abbé Cheuse, L'Abbé Lissime, tentateur de bonnes soeurs.

L'Abbé Nédicta, de Dijon ?

Le Père Méable, faiseur de pluie.

Le Père Missif, un peu trop laxiste.

La Mère D'huile, immobile et un peu grasse...

L'Abbé Liqueuse, expansionniste

L'Abbé Relue, Ophtalmologiste

La Soeur Prise, partie, reconnaissable à ses couettes.

L'Abbé Rébask, berger monté sur jambes de bois

Le Père Pendiculaire, géomètre.

La Mère Tume, un peu trop cyclothymique.

Le Père Uvien, porteur de jupe aztèque,

Le Père Iphérique, grand derviche tourneur.

L'Abbé Rkaille, enfin de retour.

L'Abbé Rlinoise, fervent adorateur de Lili-Marlène.

L'Abbé Rnique, il n'aura jamais rien à lui.

L'Abbé Tonneuse, un maçon efficace.

Le Père Clus, trop souvent oublié !!

Le Père Imé, lui aussi il a mal vieilli

Le Père Forateur, tombé dans un trou

Le Père Sonnage, a Holy Character au sacré caractère !!!

Le Père Plexe, religieux mais dubitatif.

La Mère Cerie, bonne commerçante.

La Mère Idionale, Oune Pitchoun' avé l'assent! peuchèreuuuh

La Mère Veille, jolie gardienne du musée.

La Mère Itante, qui a bien gagné sa place au ciel...

Le Pape Illion, le Plus éphémère de nos papes.

Le Pape Illiotte, aux mœurs légères.

Le Pape Petier, grand imprimeur de bible.

Le Pape Hié, grand pourvoyeur du précédent.

Le Pape Hyrus, antique pape d'origine égyptienne.

Le Pape Yvore, iconoclaste bouffeur de bibles.

Le Pape Yélizt Hing, asiatique tolérant le piercing.

 

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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 10:39

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Sur le petit sentier sauvage de la forêt

Je cheminais

Immergée dans mon silence

Tout mes sens étaient à l'affût

La mélodie de la nature m'enveloppait

De son manteau enchanteur

L'air environnant

Fleurait comme un parfum de sourire

La fragrance de la terre s'élevait puissante

Vigoureuse

Énergisante

J'ai salué humblement

Avec beaucoup d'humilité

Impressionnée que j'étais

La finesse

La délicatesse

Des fleurs des feuilles des fruits

Je me suis inclinée devant vous

Majestueux sapins vert chênes roux

Noyers aux feuillages flou

Châtaigniers bruissant doucement dans le vent

Mes pensées me disaient calmement

Paisiblement

Cadeau que tout cela

Admire

Sens

Ressens

Ressource toi

Puissance force de la terre

J'ai alors célébrée

Contemplée

Admirée

Goûtée

Louée avec éclat

Ton aube

Tes jours

Tes nuits

Ton pouvoir

Ta vigueur

Ta force de de vie

Je me suis reposée le long d'une claire rivière

Son clapotis joyeux

M'incitait à fermer les yeux

Allongée

Le regard perdu dans les nuages facétieux

Qui s'amusaient espiègles

A cache cache avec le soleil

Mon esprit paisible

Serein vagabondait

Laissant filer mes tranquilles pensées

Je te retrouvais

Toi

Toi ma fée

Mon amour

Je te retrouvais

Sur le petit sentier sauvage de la forêt

 

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 22:00

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Le vent faiblit

L'air est frais mouillé

Voici la Lune

Accompagnée de sa Brune

Par Vague

Le soir

Exhale les Senteurs

De la Terre Mère pailletée d'un Douce Lueur

Des flaques d'eau luisent

Sur le sol par le pluie arrosé

Détrempé

Mon regard par l'une d'elle attiré

Scintillante de Beauté

Se laisse perdre

Entraîner enfiévré

Au sein de sa Mystérieuse Profondeur Nacrée

Je reste immobile

Le temps s'immobilise

Et dansent devant mes yeux étonnés

Éblouis

Fascinés

Le Présent l'Avenir le Passé

Mon Esprit flotte voyage dans l'Esprit

Je goûte à la Connaissance Infinie

Au sein du Temps

Je vois le Secret de mes Vies

Je vois le Secret de tes Vies

Chaque Lutte

Chaque Souffrance

Chaque Tourment

Chaque Joie

Chaque Sourire

Chaque Rire

Aussi

Tout

Devant moi ébahie

Médusée

Défile

Apparaît

Chaque Mort une Renaissance

Nos Esprits sont Eternels

Le Fil Conducteur

Le Guide

L'Energie

L'Amour

Le Vrai

Le Pur

Le Parfumé

Le Velouté

Le Fleurit

Celui qui nous lie

L'Amour

Il fait Renaître Réapparaître Resurgir la Vie

Il Eclabousse de Douces Sensuelles Ardentes Chaleurs nos Vies

Il Inonde de Lumière d'Eclats d'Or notre Vie

 

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 17:24

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Pour pouvoir méditer, il faut d’abord savoir comment s’y prendre. D’où le rôle essentiel d’un instructeur qualifié. Dans le meilleur des cas, il s’agit d’un maître spirituel authentique capable d’offrir une source inépuisable d’inspiration et de connaissances, de même qu’une longue expérience personnelle. Rien ne peut remplacer, en effet, la force de l’exemple et la profondeur de la transmission vivante. Outre sa présence inspirante et l’enseignement qu’il dispense silencieusement, par sa seule manière d’être, un tel maître vieille à ce que le disciple ne s’égare pas dans des chemins de traverse.

 

Si l’occasion de rencontrer un tel être ne nous est pas donnée, on peut aussi bénéficier des conseils de quelqu’un de sérieux qui a davantage de connaissances et d’expérience que soi et dont les instructions s’appuient sur une tradition véritable et maintes fois éprouvée. Sinon, mieux vaut s’aider d’un texte, même très simple comme celui-ci, pourvu qu’il repose sur des sources fiables, plutôt que de s’en remettre à un instructeur dont les enseignements ne reflètent que des fantaisies de son cru.

 

Un lieu propice à la méditation

 

Les circonstances que nous offre la vie de tous les jours ne sont pas favorables à la méditation. Notre temps et notre esprit sont occupés par toutes sortes d’activités et de préoccupations sans fin. C’est pourquoi il est nécessaire au début, de se ménager un certain nombre de conditions favorables. Il est possible et souhaitable de maintenir les bienfaits de la méditation lorsque l’on se trouve plongé dans le flot de la vie courante, notamment en ayant recours à l’exercice de la « pleine conscience ». Mais initialement, il est indispensable d’entraîner son esprit dans un environnement propice. On n’apprend pas les rudiments de la navigation en pleine tempête, mais par beau temps sur une mer calme. De même, au commencement, il est préférable de méditer dans un lieu tranquille pour donner à l’esprit une chance de devenir clair et stable. Les textes bouddhistes ont souvent recours à l’image d’une lampe à l’huile. Si celle-ci est constamment exposée en plein vent, son éclat sera faible et elle risquera à tout moment de s’éteindre. Si en revanche on la protège du vent, sa flamme sera stable et lumineuse. Il en va de même pour notre esprit.

 

Une posture physique appropriée

 

La posture physique influe sur l’état mental. Si nous adoptons une posture trop relâchée, il y a de fortes chances que notre méditation sombre dans la torpeur et la somnolence. En revanche, une posture trop rigide et tendue risque de susciter l’agitation mentale. Il faut donc adopter une posture équilibrée, ni trop tendue ni trop relâchée. On trouve dans les textes la description de la posture en sept points, appelée vajrasana (posture « adamandine ») :

 

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Meditation avec posture du lotus.

 

1. Les jambes sont croisées dans la posture du vajra, communément appelée « posture du lotus », dans laquelle on commence par replier la jambe droite sur la gauche, puis la gauche sur la droite.

Si celle-ci est trop difficile, on peut adopter le « demi-lotus » qui consiste à ramener la jambe droite sous la cuisse gauche et la jambe gauche sous la cuisse droite (posture dite « heureuse », appelée sukhasana) :

 

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Meditation avec posture heureuse.

 

1. Les mains reposent sur le giron, dans le geste de l’équanimité, la main droite sur la main gauche, l’extrémité des pouces se touchant. Une variante consiste à poser les deux mains à plat, sur les genoux, les paumes vers le bas.

2. Les épaules sont légèrement relevées et penchées vers l’avant.

3. La colonne vertébrale est bien droite, « comme une pile de pièces d’or ».

4. Le menton est légèrement rentré contre la gorge.

5. La pointe de la langue touche le haut du palais.

6. Le regard est dirigé droit devant soi ou légèrement vers le bas, dans le prolongement du nez, les yeux grands ouverts ou mi-clos.

 

Si nous avons de la peine à rester assis les jambes croisées, nous pouvons bien sûr méditer sur une chaise ou sur un coussin surélevé. L’essentiel est de maintenir une position équilibrée, le dos droit, et d’adopter les autres points de la posture décrite ci-dessus. Les textes disent que si le corps est bien droit, les canaux d’énergie subtile restent également droits et, par voie de conséquence, l’esprit est clair.

 

On peut toutefois modifier légèrement la posture du corps selon l’évolution de la méditation. Si l’on a tendance à sombrer dans la torpeur, voire le sommeil, on redressera le buste en adoptant une posture plus tonique, et l’on portera le regard vers le haut. Si, au contraire, l’esprit est trop agité, on se relâchera un peu et l’on dirigera le regard vers le bas.

 

La posture appropriée doit être maintenue le plus longtemps possible, mais si elle devient trop inconfortable, mieux vaut se détendre quelques instants plutôt que d’être constamment distrait par la douleur. On peut aussi, dans les limites de ses capacités, appréhender l’expérience de la douleur, sans la rejeter ni l’amplifier, et l’accueillir comme toute autre sensation, plaisante ou déplaisante, dans la pleine conscience du moment présent. On peut, enfin, faire alterner la méditation assise avec la marche contemplative, une méthode que nous décrirons plus tard.

 

L’enthousiasme comme moteur de la persévérance

 

Pour s’intéresser à quelque chose et y consacrer du temps, il faut d’abord en percevoir les avantages. Le fait de réfléchir aux bienfaits attendus de la méditation puis de les avoir quelque peu goûtés par soi-même nourrira notre persévérance. Cela ne veut pas dire pour autant que la méditation est un exercice toujours agréable. On peut la comparer à une excursion en montagne qui n’est pas à chaque instant une partie de plaisir. L’essentiel est d’éprouver un intérêt suffisamment profond pour maintenir l’effort en dépit des hauts et des bas de la pratique spirituelle. La satisfaction de progresser vers le but que l’on s’est fixé suffit alors à entretenir sa détermination et la conviction que l’effort en vaut la peine.

 

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Matthieu Ricard

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